Ce titre d’article pour vous évoquer un problème qu’une de mes lectures m’a posé récemment. Voilà les faits :
J’ai lu, hier, le pire livre de ma vie de lectrice qui bat donc les vampires aux dents molles. Je ne vous en donnerai pas le titre, ni l’auteur. Ce n’est pas un auteur que je connais ni de loin ni de près, toutefois, il est possible qu’à travers les méandres d’internet celui-ci puisse lire la critique que je pourrais faire de son œuvre.
Vous le savez, j’écris moi aussi et je ne suis pas du genre à m’émouvoir que l’on déteste ou abhorre ce que je pourrais écrire. Ce n’est pas du mépris ou de la suffisance, seulement la conséquence d’avoir un bêta-féroce aux dents acérées auprès desquels tous les critiques les plus acerbes réunies passeraient pour de gentils poissons rouges. D’ailleurs, est-ce que c’est gentil un poisson rouge ? Mais ce n’est pas le sujet.
Ce que m’a appris le fait de côtoyer d’autres écrivains, c’est que nous ne sommes pas égaux devant la critique. Et figurez-vous que dans le cas de ce roman, je suis certaine que je ne pourrais faire que blesser l’auteur. Est-ce vraiment utile ? La réponse pour moi est évidente : non.
Ainsi je ne rédigerai pas de fiche de lecture pour ce livre, je ne vous en donnerai pas le titre, et il n’y aura pas le moindre indice dans cet article. Je ne joue pas à ce petit jeu là.
Peut-être vous direz-vous que c’est un peu facile et que finalement je dessers les lecteurs en ne les avertissant pas de cette mauvaise rencontre littéraire. Figurez-vous que je ne suis pas assez « perchée » pour penser que mon avis est une vérité universelle. Je sais que ce que j’aime peut déplaire à d’autres, que ce qui me déplait peut les enthousiasmer.
Toutefois, comme cela m'a posé personnellement pas mal de soucis : Est-ce que je l'écris ? Est-ce que je la publie ? Est-ce que je dois parler du fait que je ne la publierai pas ?
Finalement j'ai donc décidé d'écrire cette non-fiche de lecture. Alors certes, je ne pourrais pas me la péter en fin d'année devant le nombre de livres que j'aurais lu. Parce qu'il manquera certaines fiches de certains livres.
Mais finalement, c'est préférable, je pense.
Voilà, donc, ceci était la fiche de lecture que je ne publierai pas. Elle fera office de fiche de lecture unique pour tous les ouvrages que j'ai lu et dont je ne peux pas parler sans être à 100% négative.
Voilà encore un bel exemple du fait qu’il faut que je me méfie de mes premières impressions. Deux choses me rebutaient dans ce livre que l’on m’avait offert : le titre et le fait qu’un auteur touche à Sherlock Holmes, héros de mes lectures de jeunesse.
Bon, pour ne pas déroger à la règle, voici la quatrième de couverture :
Sherlock Holmes existe bel et bien ! Simplement il se trouve avec le professeur Watson sur une Terre parallèle ayant jadis reçu la visite des Worsh, des extraterrestres désormais parfaitement intégrés à la communauté humaine, qui bénéficie de leur technologie avancée ; et notre Conan Doyle, capable de se rendre sur cette autre Terre grâce à une invention de Watson, se contente dans notre monde de raconter les vraies aventures du célèbre détective - très édulcorées, cela va sans dire. Car Holmes, l'Assassin de la Reine , n'a pas grand-chose à envier aux monstres qu'il pourchasse...
Le fabuleux trio, au fil de ses aventures, va devoir affronter pas moins de deux Jack l'Éventreur, et combattre l'infâme professeur Moriarty, ennemi juré de Sherlock Holmes, qui va tout faire pour découvrir la clé de l'immortalité - un secret qui se dissimulerait dans un bien mystérieux Instinct de l'équarrisseur...
Alors première chose, si vous êtes des fanatiques de Conan Doyle, que vous ne supportez pas que l’on touche à vos personnages préférés, n’ouvrez pas ce livre !
Par contre, si comme moi les récits des aventures du plus célèbre des détectives vous ont laissé un arrière-goût d'inachevé – particulièrement dans la caractérisation des personnages – foncez !
Seconde contre-indication que j’allais oublier, si vous êtes réfractaires à la violence, l’horreur et à toute exposition sanguinolente de matières organiques, ne lisez pas ce livre. Parce que comme le titre l’indique, ça saigne beaucoup et pas que ça.
D'ailleurs, si j’ai donné ce titre à ma fiche ce n’est pour rien. Pour moi, Thomas Day a enfin rendu Moriarty réellement flippant et malfaisant comme il devait l’être. Je vous le dit on est loin du Moriarty au charisme de pantoufle de Guy Ritchie.
Enfin, mon cerveau a intégré un nouveau type de méchants horrifiques comme peuvent l’être les personnages de Dan Simmons. Et pour cela, merci M. Day. Sans compter que les amateurs de steampunk et d’uchronie y trouveront de quoi assouvir leur faim.
Je vous l’ai dit, j’ai lu de très bons livres dernièrement, celui-là en fait partie, et je le relirais certainement plus d’une fois.
Juste une toute dernière chose pour vous dire que le Moriarty que l'on rencontre dans le roman de Thomas Day est vraiment à la hauteur de celui de la série BBC, "Sherlock". Si vous vibrez à chaque fois que ce cher James prononce son fameux "I will skiiiiiiin you.", je ne doute pas que le Moriarty de ce roman ne pourra que vous plaire.
Je dois bien l’avouer : avant même d’ouvrir ce premier tome du Cycle d’Ender, je pensais me retrouver dans de la vieille SF qui aurait mal vieillie.
Deuxième aveu : je suis une sacrée imbécile !
Je sais bien que ce cycle est un classique, que j’aurais dû le lire depuis longtemps, mais voilà mes a priori me faisaient toujours reculer.
J’ai finalement pris mon courage à deux mains et autant vous le dire au bout de cinq pages je commençais à lire fébrilement, dans l’attente de la suite. Et ça, c’est un bon signe chez moi. Pour ceux qui ne connaîtraient pas encore ce premier tome, je vous mets ici la quatrième de couverture.
Il y a cinquante ans, la flotte terrienne a réussi à repousser l'attaque des doryphores... Aujourd'hui pourtant, une nouvelle invasion menace.
Un programme militaire pour la formation des futurs commandants de la flotte est en cours, mais le temps est compté. Parmi les élèves-officiers - Tous des surdoués, Andrew Wiggin, dit Ender, focalise toutes les attentions. Appelé a devenir un puissant Stratège, il est le jouet des manipulations supérieurs depuis sa naissance... Et cela le dépasse.
Car c'est entre ses mains que repose le sort de l'humanité. Et Ender n'a que six ans.
Autant vous dire que je me suis mangée une claque monumentale avec ce livre. Et ce n’est rien de le dire. Je ne peux rien vous dire, parce que vraiment la lecture vaut le coup. Ce roman fait déjà partie de cette liste de romans que je relis jusqu’à en user la tranche.
Tout y est, l’introspection, la caractérisation des personnages, l’action, le décor, l’intrigue, le message… Pour moi, c’est un coup de cœur monumental. Vraiment, oubliez tout ce que vous pensiez connaître des sagas de SF. Allez-y (pas les yeux fermés, parce que sinon vous ne pourrez plus lire) sans vous poser de question.
Je suis certaine que même si vous n’appréciez pas la SF, vous y trouverez de quoi vous régaler. Personnellement, c’est un livre que je mettrais sur la PaL de mes belles-filles adolescentes sans problème. Et même sur celles de tous ceux et celles qui me demanderont un bon bouquin à lire.
J’annonce ici un de mes coups de cœur jeunesse de début d’année. D’ailleurs, vous allez vite le comprendre, j’ai eu plusieurs coups de cœur dans mes dernières lectures.
Ce qui est très rare parce que je suis plutôt du genre pénible dans mes lectures.
Bref je commence par un classique, la quatrième de couverture.
Finn est prisonnier d'Incarceron, un univers pénitentiaire plein de dangers, de trahisons et de menaces. Il tente par tous les moyens de s'évader.
Claudia, la fille du directeur d'Incarceron, vit à l'Extérieur, dans un royaume figé au XVIIIe siècle. Piégée par une existence qu'elle n'a pas choisie, elle cherche à percer les mystères de la Prison.
Un jour Finn et Claudia trouvent une clé, qui permet à chacun de communiquer avec l'autre. Alors surgit un espoir, la possibilité d'échapper à un destin tout tracé dont ils ne veulent pas.
Alors je le dis tout de suite, mon coup de cœur ne va pas au style de l’auteur. Ça, c’est certain. Pas plus qu’au manque de saveur que laisse présager cette quatrième de couverture.
Ce qui m’a totalement conquise, par contre, c’est l’univers que développe Catherine Fisher. La caractérisation de ses personnages traitée avec une finesse rare. J’aurais vraiment aimé avoir des romans tels que celui-là étant adolescente, quoique j’en ai eu d’autres qui étaient loin d’être des navets.
Toutefois, j’ai vu sur certains sites que le roman était conseillé à partir de neuf ans. Sincèrement, je trouve que c’est trop tôt. Je monterais la limite à 12/13 ans. Pas forcément pour des raisons de violence, mais certains aspects de l'intrigue m’ont semblé assez complexes.
Petit bémol toutefois sur le deuxième tome, nommé Le Cygne noir. J'ai été un peu moins sensible au récit. Sans doute parce que je ne découvrais plus l'univers.
Il m’aura fallu un gros mal de dos et une voisine bienveillante pour enfin lire le premier tome des Hunger games de Suzanne Collins nommé La moisson. Et il m’aura fallu pas plus d’une journée pour le lire.
Sans être un coup de cœur pour de nombreuses raisons, comme une fin qui ne m’a pas convaincue, je conseillerai quand même aux lecteurs de ce blog, de se laisser tenter par ce récit.
Pour les connaisseurs, ce livre m’a fortement fait penser au film Battle Royale. Avec le côté background qui pour moi manque à ce film. Pour vous en faire un résumé sans vous en révéler l’issue, il s’agit de l’histoire de Katniss, adolescente survivant sur les restes d’une Amérique en ruines et découpée en district.
Les fameux Hunger Games ont pour règles de lâcher en pâtures vingt-quatre jeunes gens dans une arène où le seul but est d’être le dernier survivant.
Il y a du très bon dans toute cette partie survie. Même si j’ai regretté un léger manque d’ambiance. Mais cela sans doute à cause du fait que le personnage ne peut pas trop se concentrer sur ce qui l’entoure. Son but est de survivre, rien d’autre.
Dans le genre dystopie pour grands ados et jeunes adultes, j’ai trouvé que ce premier tome remplissait vraiment ses promesses. Attention toutefois, il ne s’agit en rien de littérature lisse. Il y a pas mal de violence, le contenu politique, quoique écrit simplement, est quand même bien complexe.
Mais disons, que si vous avez envie de guider l’air de rien votre ou vos ados vers des livres comme 1984, ce roman sera l’outil rêvé pour cela.
En prime, je vous poste ci-dessous le trailer vidéo de ce tome 1. Il a pour moi l’avantage de justement rendre plus présente l’ambiance du récit.
Il est question de vivre suspendu à la moindre goutte d’eau, d’affronter le regard des autres et d’écouter ce que notre chant intérieur nous dicte. Voilà, ce que je voulais d’abord vous dire de ce roman.
Pour le reste, enfin un livre avec pour toile de fond une terre détruite par la folie guerrière et chimique des hommes, qui ne donne de leçons à personne. Ouf ! La troisième guerre mondiale a littéralement empoisonnée terres et eaux. Certains s’inventent des prophètes, d’autres les créent. C’est ainsi que Pierre Bordage nous conte sa terre post-apocalyptique.
Simplement, sans imprécations maudissant nos ancêtres si inconscients. Cela fait du bien à une époque où le jet d’une peau de banane dans la mauvaise poubelle devient un crime. Mais attention au deuxième effet Kiss Cool.
Si vous ne le saviez pas encore, Pierre Bordage est un excellent auteur.
Alors oui quand j’ai reposé le sixième et dernier épisode et que je suis allée boire de l’eau, sans verre mais comme ça directement au robinet, eh bien j’ai eu un pincement au cœur. Je ne suis pas du genre à penser à toute la famine du monde lorsque je ne finis pas mon assiette, mais là une petite clochette s’est mise à tinter dans mon esprit.
J’ai repensé à Hora, Raïma, Solman, Glenn, Kadija, Wolf et Ibrahim. Alors j’ai pris un verre cette fois, je me suis resservie à boire et j’ai rebu une seule gorgée en prenant bien attention à ce que j’étais en train de faire.
L’eau était rafraîchissante, juste à bonne température pour ne pas me faire trop mal aux dents. Et là, je me suis rendue compte que dans mon cœur pendant un certain temps il y aurait de nouveaux amis qui allaient très bientôt me manquer.
Je ne pensais pas m’y être attaché autant, mais c’est certain pendant encore quelques temps je vais soupirer devant l’herbe verte de ma bourgogne natale, berceau de mes vacances. Sans doute, que je ne ferais toujours pas attention à mes peaux de banane, mais la clochette sera quand même là, prête à tinter de nouveau lorsque j’oublierai les rhabdes, les anges et les donneurs.
Une lecture que je conseille.
Je ne l’avais encore sans doute jamais évoqué ici, mais le tout premier livre fantastique que j’ai lu et qui ne m’a depuis jamais quitté, a été Vingt mille lieues sous les mers de Jules Verne. Il a été ma révélation.
Je le relis souvent car il garde pour moi cette saveur d’heures volées à mon sommeil d’enfance pour rejoindre le Nautilus et les mers. Aujourd’hui, j’ai retrouvé cette douce sensation alliée à celle de la découverte d’un nouveau récit dans Le Gouffre Maracot de Conan Doyle. Et aussi tout ce qui fait que je ne cesserais jamais de rêver d’un jour vivre dans une maison au fond de l’océan. Les couleurs extraordinaires, les noms scientifiques de faune et de flore, l’esprit aventurier de personnages comme on en fait plus.
J’ai littéralement dévoré ce livre. Et je ne peux que vous conseiller de vous plonger dans ces pages de pures merveilles. Il y a tout : le côté suranné et en même temps tellement charmant des romans de cette époque, un petit fond de machines à vapeurs assez discret, des tournants, une histoire qui coule bien.
Un peu de rêve dans presque trois cent pages. Du bonheur en lettres.