Affichage des articles dont le libellé est Fiches de lecture. Afficher tous les articles

Le cimetière de Prague (Umberto Eco)

Une nouvelle fiche de lecture d'un livre que j'ai terminé il y a déjà quelques mois. J'avais besoin de ce temps-là pour réfléchir à ce qu'il m'en restait. La lecture n'a pas été aisée, non par le fait que ce soit mauvais, mais plus par la façon dont l'antisémitisme et le racisme en général est abordé. Il y a vraiment des passages qui m'ont fait sauter au plafond, qui m'ont donné envie de refermer le livre tellement j'ai haï le personnage principal. Mais finalement, c'est une lecture qui m'a fait du bien.




Titre : Le cimetière de Prague
Auteur : Umberto Eco
Editeur : Grasset
Nombre de pages : 560 pages

 Quatrième de couverture :
De Turin et Palerme à Paris,  nous croisons des hystériques, des satanistes, des escrocs, un abbé qui meurt deux fois, des cadavres dans un égout, des jésuites complotant contre des francs-maçons, des confraternités diaboliques et des carbonari étranglant des prêtres. Nous assistons à la naissance de l'affaire Dreyfus et à la fabrication des Protocoles des sages de Sion. Nous prenons part à des conspirations, aux massacres de la Commune à des messes noires...

A lire absolument si on aime :
- Les récits à fond historique
- Ne pas être certain de tout comprendre au fil du récit
- Les intrigues politiques

A éviter si on cherche :
- Un récit clair, où l'on a pas besoin de réfléchir
- Une lecture légère

L'avis du critique :

Si j'ai ouvert ce livre c'est sur les conseils d'une amie qui me l'a "vendu" en me disant : "Tu vas voir c'est une façon habile de faire de l'uchronie." Le fait est que j'ai mis pas mal de temps à comprendre où elle voulait en venir. Finalement, pour moi, ce n'est pas vraiment une uchronie. Si ce n'est le fait que le personnage principal devient l'acteur de nombreux tournants historiques dont les dates ont été un brin décalées.
Est-ce que j'ai aimé ce livre ? Oui. Le personnage est vraiment intéressant, l'histoire est parfois floue, le conflit personnel du personnage principal s'emmêle avec les intrigues politiques. Pour le coup, il y a un vrai travail sur ce côté là.
Mais pour les mêmes raisons, j'ai eu plusieurs fois envie de jeter ce livre par la fenêtre. Les opinions et propos du personnage principal sont d'une violence rare. Cela a été parfois, pour moi, dur de faire face à son état d'esprit. Il m'est arrivé de refermer ce livre comme on peut claquer la porte au nez de quelqu'un que l'on ne supporte plus d'entendre.

Le petit plus du livre : Je pense que le petit plus du livre tient dans le fait qu'Umberto Eco n'économise rien à ses lecteurs. Lorsqu'on lit ce roman, il faut vraiment réfléchir par soi-même, désembrouiller soi-même certaines intrigues. Et le fait est, qu'aujourd'hui encore, il me fait réfléchir.

L'homme au pistolet d'or (Ian Fleming)

 J'avais oublié que les PaL pouvaient réserver de mauvaises surprises. Maintenant c'est bon, je m'en rappelle. Bon je suis à la fois contente d'avoir éliminé ce titre de ma liste, d'avoir enfin lu un épisode de James Bond et de pouvoir vite, vite, très vite, repartir sur une prochaine lecture qui ne pourra que m'enthousiasmer vu ce que je viens de lire et de vivre. Une chose est claire, un épisode de James Bond m'aura suffit, je ne renouvellerai pas l'expérience...




Titre : L'homme au pistolet d'or
Auteur : Ian Fleming
Editeur : Plon
Nombre de pages : 320 pages

 Quatrième de couverture :
Amnésique et laissé pour mort par son service, James Bond tente de retrouver la trace de son passé. C'est dans cet état que les services secret Russes lui mettent la main dessus . Conscients de l'opportunité présente, ils lui font passer plusieurs lavages de cerveau et le "rééduque" dans le but d'éliminer M. 007 refait donc surface à Londres, mais il échoue à tuer son ancien chef. Après un traitement destiné à le faire redevenir lui-même, il réintègre le MI6, et on lui offre une chance de se racheter : il doit trouver et tuer Francisco « Pistol » Scaramanga en Jamaïque. Tireur d'élite travaillant pour Cuba, il est connu pour son Colt .45 plaqué or et le fait qu'il ne rate jamais se cible. M sait que quelle que soit l'issue de cette mission, le service y gagne : soit 007 réussit sa mission, la preuve qu'il serait bel et bien de retour, soit l'homme au pistolet d'or le tue en premier, ce qui résoudra de façon définitive le cas James Bond...

A lire absolument si on aime :
- La Jamaïque
- Les héros misogynes
- Les deus ex machina

A éviter si on cherche :
- Un récit bien ficelé
- Des héroïnes fortes

L'avis du critique :

Je n'avais  encore jamais lu aucun James Bond même si je pense avoir vu quasi tous les films. En l'ouvrant, je ne m'attendais pas au roman du siècle, mais au moins à un récit plutôt divertissant, pas prise de tête (mais vieillot quand même), bien ficelé, et facile à lire.
ATTENTION SPOILERS *tada-dada-dadadaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa*
Pour le côté divertissant, j'ai plutôt apprécié l'entame où l'on découvre un James Bond victime d'un lavage de cerveau et en même temps beaucoup des rouages des services secrets.
Passée ces pages, j'ai commencé à me rendre compte que les péripéties arrivaient un peu toutes comme un cheveu sur la soupe.
Dois-je parler de la rencontre fortuite entre James Bond et le vilain méchant pas beau, de la providence qui sauve James Bond alors que si on ne nous l'avait pas précisé, finalement cela passait plutôt sans gros dégâts ? Est-ce que vraiment quand on est au bord de la mort (ou pas), touché au poumon par une balle, assis en pleine jungle marécageuse, on s'en prend a un boa de 1 mètres 50 qu'on décapite pour finir par manger sa chair crue ? Et est-ce que vraiment on en propose à son ennemi qui vient de vous trouer la peau ?
FIN DES SPOILERS
En résumé, je n'ai pas du tout accroché, ni aux personnages, ni à l'écriture, ni à l'intrigue. Je ne dois pas être le bon public pour ça.

Le petit plus du livre : Le nom du méchant, Scaramanga. Je n'ai pas réussi à me défaire d'une image manga de Scarface. C'était épique !

Une place à prendre (J.K. Rowling)

Et un autre virage à 180 degrès avec cette nouvelle lecture qui m'a vraiment captivée. Je lis très peu de littérature blanche mais là j'avoue que ça m'a limite donné envie d'en lire plus. Ce roman m'a rappelé un autre roman que j'avais lu il y a quelques années qui se nomme "Ce qui était perdu". Il y a la même tension dans ces deux romans. Je vous laisse donc découvrir cette nouvelle fichet de lecture en criant un petit "Yata !". Plus que 63 livres sur ma Pal infernale !


Titre : Une place à prendre
Auteur : J.K. Rowling
Editeur : Grasset
Nombre de pages : 682 pages

Quatrième de couverture :
Bienvenue à Pagford, petite bourgade anglaise paisible et charmante : ses maisons cossues, son ancienne abbaye, sa place de marché pittoresque… et son lourd fardeau de secrets. Car derrière cette façade idyllique, Pagford est en proie aux tourmentes les plus violentes, et les conflits font rage sur tous les fronts, à la faveur de la mort soudaine de son plus éminent notable.
Entre nantis et pauvres, enfants et parents, maris et femmes, ce sont des années de rancunes, de rancœurs, de haines et de mensonges, jusqu’alors soigneusement dissimulés, qui vont éclater au grand jour et, à l’occasion d’une élection municipale en apparence anodine, faire basculer Pagford dans la tragédie.
Attendue de tous, J.K. Rowling revient là où on ne l’attendait pas et signe, avec ce premier roman destiné à un public adulte, une fresque féroce et audacieuse, teintée d’humour noir et mettant en scène les grandes questions de notre temps.

A lire absolument si on aime :
- L'humour noir
- Les portraits sans concessions
- Les récits à points de vue multiples

A éviter si on cherche :
- Un récit doux
- De la SFFF

L'avis du critique :

Cela faisait un moment que ce livre traînait dans ma PaL, plusieurs fois je me suis dit "Allez je le lis" et plusieurs fois j'ai finalement reporté ma lecture. Notamment parce que j'ai fait l'énorme erreur de lire quelques critiques des grands journaux qui disaient tous en substance "Harry Potter c'est fini !"
Et comme j'avais adoré l'écriture de l'auteur dans cette saga jeunesse, je me suis dit "Aïe, aïe, aïe ! Déception en vue !"
Du coup, je me le suis imposée dans ma PaL 2014 et je regrette aujourd'hui de ne pas l'avoir lu plus tôt pour avoir l'occasion de le relire.
Je peux comprendre que les critiques peu habitués aux littératures de genre ne voit rien de commun entre Harry Potter et Une place à prendre. Et pourtant, il y en a énormément.

Dans Harry Potter, il y avait certes la contrainte des littératures jeunesse et un univers fourmillant. Mais s'il on y regarde de plus près, chacun des personnages possède sa faille, son petit secret qui fait mal. C'est également le cas dans "Une place à prendre". Certes l'écriture est bien plus féroce, l'humour noir ultra présent, mais il s'agit bien du même auteur.

Je ne saurais que trop conseiller cette lecture, avec toutefois un avertissement : attention il y a des passages qui pourraient vraiment heurtés la sensibilité de certains et certaines.

Le petit plus du livre : Le titre du livre dont le sens change et varie au fur et à mesure de l'intrigue.

Gravé sur chrome (William Gibson)

 Les livres défilent mais ne se ressemblent pas. Cette fois-ci, je vous propose la fiche de lecture d'un recueil qui m'a donné bien du fil à retordre. Je ne peux pas dire que je n'ai pas aimé, mais plutôt que je pense n'avoir pas tout compris et ne peux donc avoir un vrai avis sur cette lecture. Ce recueil fera partie des livres que j'essaierai de relire un texte après l'autre. Histoire d'essayer de mieux me les approprier. La bonne nouvelle étant que ma PaL diminue d'un titre à lire !

Titre : Gravé sur chrome
Auteur : William Gibson
Editeur : J'ai lu
Nombre de pages : 256 pages

Quatrième de couverture :
C'est un monde crépitant et précipité, ivre et bariolé. Saturé de drogues synthétiques, d'informations truquées, de rebuts technologiques. Là-bas, les adolescents se font greffer des yeux artificiels, des crocs de dobermans. Depuis leurs consoles, les pirates informatiques pillent les matrices à coup de virus tueurs. On y trafique de tout : secrets militaires et tranches de silicium, hallucinations et gènes mutants, espoir et oubli... Vivre fort, vivre vite, sous le regard froid des « zaïbatsus », les multinationales qui orchestrent le moindre soubresaut de ce grand bazar hystérique et rutilant. C'est un monde de merveilles et de folie, qui ressemble tellement au nôtre...
     Neuf nouvelles signées William Gibson, le chaman cyberpunk. Vision électrique d'un futur enfiévré, immergé dans les murmures bruissants de la technologie, comme un constant bruit de fond subliminal.

A lire absolument si on aime :
- Le cyberpunk
- La hard SF
- Les nouvelles

A éviter si on cherche :
- Des textes ultra accessibles
- Des nouvelles légères

L'avis du critique :

J'ai mis quelques jours avant de me décider à écrire cette fiche parce que j'ai eu un mal fou à lire ce recueil de nouvelles. Bon je l'avoue, j'ai énormément de lacunes en sciences (et en littérature aussi, mais ça se voit peut-être moins) et du coup j'ai eu du mal à comprendre tous les textes. Du coup, c'est un peu compliqué pour moi d'en faire une fiche de lecture.
Puis, j'ai été rassurée parce qu'une copine m'a dit que même les plus habitués à la Hard SF pouvaient avoir du mal à lire Gibson et j'ai décidé d'y aller à l'instinct.
Je n'ai retenu presque aucun des titres de nouvelles mais voilà ce qu'il m'en reste :
Un pirate drogué qui végète dans son aquarium en ne communiquant qu'à travers des signaux lumineux, une sorte de fonctionnaire qui poursuit une jeune femme rencontrée dans un bar et découvre des choses qu'il aurait préféré ne pas découvrir, des résistants qui vivent au-dessus d'une mégapole sur un tapis de câbles et de filin... Comme vous pouvez le voir, ce sont surtout des personnages qui m'ont interpellé et finalement bien moins le message intrinsèque à toutes ces nouvelles.
Je ne suis sans doute pas le bon public pour capter et décoder tous ces messages, mais sans le conseiller, parce que j'ai vraiment un mal fou à en venir à bout, je pense qu'il peut-être sympa de venir de temps à autre lire une des nouvelles de ce recueil pour y faire connaissance avec des personnages vraiment consistants.

Le petit plus du livre : J'adore le titre de ce recueil qui est aussi celui de la dernière nouvelle, si je me trompe pas.

Orgueil et préjugés (Jane Austen)

Et voici ma sixième fiche de lecture pour 2014 ! Je suis vraiment super contente, ma PaL fond bien, j'arrive à tenir mon engagement de poster les fiches de lecture petit à petit, je suis donc fière de mois !
Cette fois ci donc, je me suis plongée pour la première fois dans un roman de Jane Austen et je ne le regrette pas ! Je vous laisse en juger par vous-même...



Titre : Orgueil et préjugés
Auteur : Jane Austen
Editeur : 10/18
Nombre de pages : 320 pages

Quatrième de couverture :
Orgueil et préjugés est le plus connu des six romans achevés de Jane Austen. Son histoire, sa question, est en apparence celle d'un mariage : l'héroïne, la vive et ironique Elizabeth Bennett qui n'est pas riche, aimera-t-elle le héros, le riche et orgueilleux Darcy ?
Si oui, en sera-t-elle aimée ?
Si oui, encore, l'épousera-t-elle ?
Mais il apparaît clairement qu'il n'y a en fait qu'un héros qui est l'héroïne, et que c'est par elle, en elle et pour elle que tout se passe.

A lire absolument si on aime :
- Les personnages caractérisés à la fois avec force et finesse
- Les critiques de milieux sociaux
- La romance

A éviter si on cherche :
- De la guerre, du sang et de la tripe
- Un récit triste
- De la SFFF

L'avis du critique :

Ceux et celles qui me connaissent le savent, je ne suis vraiment mais vraiment pas adepte de romance. Ou du moins pas de celle que je rencontre la plupart du temps. J'ai donc du, pour palier à ma totale ignorance de ce que pouvait écrire Jane Austen et à mes plus grandes réticences concernant la romance, imposer son plus célèbre roman à ma PaL 2014.
Soit c'est ce que j'ai fait et je l'ai donc lu.
Déjà, première énorme surprise, c'est un récit drôle à souhait. Les cancans vont dans tous les sens, les dialogues sont nombreux et vraiment savoureux, youpi !
Deuxième énormissime surprise, la caractérisation des personnages, qui pour moi sauve toute l'histoire. Je crois qu'on pourrait bien me raconter la pire des histoires si les personnages sont plantés comme l'a fait Jane Austen. Il n'y a pas une femme qui soit l'égale de sa voisine, elles ont toutes leur caractère et leur vision bien à elle, c'est un pur plaisir !
Après, il y a évidemment Darcy, dont on me chauffait les oreilles depuis plusieurs années. Bon je ne suis pas tombée totalement sous le charme mais en tant que personnage, comme je l'ai déjà dit, sa caractérisation est juste parfaite.
Donc, si vous ne devez lire qu'un roman pour un peu savoir ce qu'est une romance, ne réfléchissez plus, lisez celui-ci, un point c'est tout.

Le petit plus du livre : La critique de la société de l'époque qui est juste savoureuse.

Le canard au ballon (Edgar Allan Poe)

Et de cinq ! Bon j'avoue ce texte est très court (25 pages sur ma liseuse) donc je suis encore allée chercher les textes les plus courts qui m'aideraient à me donner du courage pour cette guerre que je fais à ma PàL.
Je vous laisse donc découvrir ce qu'est "Le canard au ballon" (oui le titre est étrange) et tout le bien que j'en ai pensé.


Titre : Le canard au ballon
Auteur : Edgar Allan Poe
Editeur : Feedbooks
Nombre de pages : 25 pages

Quatrième de couverture :
(Il n'y a pas de quatrième de couverture donc je vous fait un court résumé sans spoilers) Un constructeur de dirigeable anglais décide de traverser la Manche à bord de son dernier aérostat et de l'amener au plus près de Paris.


A lire absolument si on aime :
- Le steampunk très classique
- Les descriptions techniques de dirigeables
- Les nouvelle toutes simples

A éviter si on cherche :
- Une intrigue complexe
- Un texte long
- Du steampunk déjanté

L'avis du critique :

J'ai lu cette nouvelle car elle était dans la bibliographie conseillée par le guide Steampunk d'Etienne Barillier. Même si j'aurais aimé un peu plus de fantaisie, j'ai finalement trouvé qu'en effet, ce texte pouvait être mis au rang des belles lectures destinées aux amoureux du Steampunk. J'ai par contre eu du mal avce la loooongue description très détaillée du dirigeable et puis avec du recul je me suis dit que c'était finalement un très bon exemple et une très bonne source de description de ce type d'engin.
Bon, l'intrigue n'est pas révolutionnaire mais je l'ai vraiment trouvé très plaisante.

Le petit plus du livre : Cette nouvelle est du domaine public, vous pouvez donc la trouver gratuitement en numérique sur Feedbooks.

Celui qui bave et qui glougloute (Roland C. Wagner)

Hop ! Et une quatrième fiche rédigée et postée. J'aime quand ma PàL me fait des bonnes surprises comme ça et je retrouve, à travers la diversité des textes que j'y ai mis, un peu de ma passion d'enfance lorsque je découvrais un nouveau livre et un nouvel auteur ! Cela fait un bien fou. E si ce n'est pas un total coup de cœur, ce texte va devenir un de ceux que je relis quand j'ai besoin de plongée dans des univers bien spéciaux.



Titre : Celui qui bave et qui glougloute
Auteur : Roland C. Wagner
Editeur : ActuSF
Nombre de pages : 87 pages

Quatrième de couverture :
1890, dans l'Ouest américain. Les derniers rapports des Tuniques bleues relatent d'étranges événements. Les Indiens, soutenus par des alliés invincibles, mènent des combats d'une force insoupçonnée et refoulent, pour la première fois, l'armée vers l'est. La rumeur tend à justifier ce revirement : leurs alliés seraient-ils des esprits démoniaques ? Des monstres venus d'une autre planète ? Kit Carson - chasseur de prime -, le professeur Lévêque et le séduisant détective Nat Pinkerton forment l'équipe intrépide qui dénouera la vérité dans une quête périlleuse à travers le mythique Far West et ses légendes : Calamity Jane, Jesse James, les Dalton. Cette grande nouvelle totalement débridée est un pur bijou steampunk !

A lire absolument si on aime :
- Le steampunk
- Les récits courts
- Les textes humoristiques et déjantés


A éviter si on cherche :
- Un récit classique
- Du pur Cthulhu
- Un texte qui se prend au sérieux

L'avis du critique :

Je n'avais jamais rien lu de Roland C. Wagner, aussi ai-je décidé de commencer par un récit court pour faire enfin connaissance avec cet auteur. Eh bien, j'ai été conquise. L'écriture est enlevée, sans complexe, l'histoire totalement déjantée et vraiment drôle, c'est vraiment un petit bijou.
La seule chose que je pourrais lui reprocher c'est la fin qui est un rapide, mais d'un autre côté c'est une fin totalement burlesque qui convient, selon moi, très bien à ce texte.

Le petit plus du livre : L'illustration de couverture qui est tout simplement géniale et le devient encore plus lorsqu'on a lu le livre.

Odd et les géants de glace (Neil Gaiman)

3ème titre que je peux rayer de ma liste !!! Youhouuuuu ! Fais moins la fière la PàL infernale maint'nant ! Oui, bon je sais j'ai encore une montagne de pages à lire, n'empêche que je tiens le rythme et que même si on est encore au premier mois de mes bonnes résolutions, je sais au moins que je ne recule pas ! Ce serait bête quand même ^^ Allez zou, next !

Titre : Odd et les géants de glace
Auteur : Neil Gaiman
Editeur :Albin Michel (Collection Wiz)
Nombre de pages : 144 pages

Quatrième de couverture :
Dans un village nordique des temps anciens vit Odd, un garçon que la chance a oublié. Son père a péri dans une expédition Viking, et sa mère est inconsolable. Un arbre tombe et c'est sur son pied qu'il s'écrase, le rendant boiteux pour toujours. Mais un jour, Odd délivre un ours pris au piège. Une quête fantastique commence pour lui, le fragile petit humain. Un voyage vers un pays de glaces, de géants et de dieux. Et ce monde attend quelqu'un de souriant, d'exaspérant, d'intelligent, de surprenant. Quelqu'un comme Odd...


A lire absolument si on aime :
- Les héros attachants
- La mythologie nordique


A éviter si on cherche :
- Un récit dur, pour adultes
-Une intrigue complexe


L'avis du critique :

Quel joli conte ! Vraiment cette histoire est un enchantement. Odd, le personnage principal est vraiment ultra intéressant comme héros. Il est à la fois étrange et discret, humble et prenant la vie comme elle vient. J'ai adoré ce personnage. Franchement, si vous souhaitez lire une belle histoire à vos enfants, choisissez celle-là. En plus, ça vous permettra de leur faire connaître un peu plus la mythologie nordique.


Le petit plus du livre : Les illustrations qui rappellent nos anciens livre de contes.


Entre chien et louve (Gudule)

Et voilà que je peux rayer un deuxième titre de ma liste. Youpi, youpi ! Bon même si je ne suis pas trop d'humeur à sauter de partout vêtue d'une robe arc-en-ciel à paillettes... Parce que, ce récit là m'a mis une claque c'est certain. Je vous laisse découvrir la fiche et si vous l'avez lu vous aussi, n'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé.


Titre : Entre chien et louve
Auteur : Gudule
Editeur : Bragelonne
Nombre de pages : 139 pages

Quatrième de couverture :
Je suis mort, d'accord, mais qu'est-ce que je fais dans ce chien ? Ou plutôt, pourquoi SUIS-JE un chien, avec un passé de chien, un instinct de chien, et cependant, intacts, mes émotions, mes désirs, mes souvenirs d'homme ?»
Le souvenir d'Astrid, surtout, la jeune Noire qu'il a jadis ramenée d'Afrique, quand il était Jean. L'amour de sa vie. Astrid, sa veuve qu'il lui faut retrouver même si elle n'est plus qu'une sexagénaire usée par les outrages de la vie. Et il la retrouve. Un chien a ce genre de capacité. Et le voilà adopté par une femme désormais en mal de compagnie qui, bien loin de se douter de la véritable nature de l'animal qu'elle a recueilli, lui parle, lui fait des confidences... Pour Jean, devenu «Fidèle», c'est alors comme un voile qui se déchire. S'ouvrant sur un enfer insoupçonné...


A lire absolument si on aime :
- Les récits dérangeants qui amènent des questions
- Les page-turner


A éviter si on cherche :
- Un récit doux, sans violence
- Des gentilles fées, des elfes gentleman et des lutins malicieux


L'avis du critique :

Ce texte n'a pas été facile à lire pour moi au départ. Surtout lorsqu'un des narrateurs évoque son couple et sa rencontre avec la femme de sa vie en Afrique. Lui avait 29 ans, elle 13 ans. J'ai hurlé en le lisant, non définitivement on ne peut pas appeler cela un couple. Et même si c'est "justifié" (par le personnage) par le fait que les petites africaines sont en avance sur leur âge. (Là, j'ai hurlé une seconde fois)
Et puis, j'ai continué ma lecture et j'ai compris.
C'est certes un récit dérangeant, qui donne l'impression d'avoir toujours la fesse gauche posée sur un coin de chaise alors qu'on serait tellement mieux installé normalement. Mais pour moi, c'est un récit tout simplement exemplaire en matière d'évolution de personnages et de montée en puissance de l'intrigue.
Attention, toutefois, je ne le conseille pas à n'importe qui. C'est très, très violent. Il y a une scène en particulier qui n'est vraiment pas à mettre en toutes les mains.
Je ne peux pas dire que j'ai adoré ce livre. J'ai vraiment apprécie l'écriture et les chapitres très très très très court qui font que cela se lit très vite. J'apprécie le fait d'avoir été bousculée. Seulement, pour moi, la fin n'est pas la hauteur du reste du texte.


Le petit plus du livre : A la fin de la version que j'ai lu, il y a un court portrait de Gudule qui explique qu'elle se débarrasse de son enfance en écrivant ses livres. Et cela m'a aidé à mieux cerner ce que je venais de lire. Attention on est pas dans du Confessions intimes, pas du tout ! Mais je pense qu'on pourrait dire que ce texte là est une sorte de "Where the wild things are" version ultra trash.


Le château de Hurle (Diana Wynne Jones)

Et allez, une première fiche pour commencer l'année d'un bon pied (et d'un bon oeil, j'en ai besoin pour venir à bout de ma PàL). Que dire, à part "Huuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuurle <3". Oui bon, je suis un peu en mode groupie, mais voilà, j'adore ce personnage. Il faut absolument que je me trouve les tomes suivants ! Et que je relise après... Mais bon ça ce sera pour la PàL 2015.


Titre : Le château de Hurle
Auteur : Diana Wynne Jones
Editeur : Pocket (Collection Pocket Jeunesse)
Nombre de pages : 406 pages

Quatrième de couverture :
On raconte que le magicien Hurle vole les âmes des jeunes filles et qu'il dévore leur coeur. Alors, quand apparaît, dans les nuages, son immense château noir, la panique s'empare des habitants de la vallée. Seule Sophie, transformée en vieille femme par une sorcière, décide de surmonter sa peur. Son espoir rencontrer le magicien pour être libérée de cette malédiction.

A lire absolument si on aime :
- Les épouvantails
- Les magiciens plus que charmants
- Avoir les yeux qui brillent

A éviter si on cherche :
- Une lecture et un univers classique

L'avis du critique :

J'ai vu, revu et re-revu l'adaptation de ce roman par Miyazaki (Le château ambulant) mais je n'avais pas encore eu l'occasion de me plonger dans le roman. Les vacances de fin d'année m'y ont bien aidé et j'ai passé un noël et un jour de l'an en compagnie d'une belle histoire, avec des messages forts mais pas étouffants.
J'ai adoré Hurle et Calcipher et Sophie. Les personnages sont vraiment profonds. La bienveillance cache de vraies failles, toute comme la malveillance peut ne pas être totalement impardonnable.


Le petit plus du livre : Le film de Miyazaki. Il est vraiment très fidèle au roman (à quelques détails près) et propose selon moi un très bon complément plus visuel.


La fiche de lecture que je ne publierai pas

Ce titre d’article pour vous évoquer un problème qu’une de mes lectures m’a posé récemment. Voilà les faits :

J’ai lu, hier, le pire livre de ma vie de lectrice qui bat donc les vampires aux dents molles. Je ne vous en donnerai pas le titre, ni l’auteur. Ce n’est pas un auteur que je connais ni de loin ni de près, toutefois, il est possible qu’à travers les méandres d’internet celui-ci puisse lire la critique que je pourrais faire de son œuvre.

Vous le savez, j’écris moi aussi et je ne suis pas du genre à m’émouvoir que l’on déteste ou abhorre ce que je pourrais écrire. Ce n’est pas du mépris ou de la suffisance, seulement la conséquence d’avoir un bêta-féroce aux dents acérées auprès desquels tous les critiques les plus acerbes réunies passeraient pour de gentils poissons rouges. D’ailleurs, est-ce que c’est gentil un poisson rouge ? Mais ce n’est pas le sujet.

Ce que m’a appris le fait de côtoyer d’autres écrivains, c’est que nous ne sommes pas égaux devant la critique. Et figurez-vous que dans le cas de ce roman, je suis certaine que je ne pourrais faire que blesser l’auteur. Est-ce vraiment utile ? La réponse pour moi est évidente : non.

Ainsi je ne rédigerai pas de fiche de lecture pour ce livre, je ne vous en donnerai pas le titre, et il n’y aura pas le moindre indice dans cet article. Je ne joue pas à ce petit jeu là.

Peut-être vous direz-vous que c’est un peu facile et que finalement je dessers les lecteurs en ne les avertissant pas de cette mauvaise rencontre littéraire. Figurez-vous que je ne suis pas assez « perchée » pour penser que mon avis est une vérité universelle. Je sais que ce que j’aime peut déplaire à d’autres, que ce qui me déplait peut les enthousiasmer.

Toutefois, comme cela m'a posé personnellement pas mal de soucis : Est-ce que je l'écris ? Est-ce que je la publie ? Est-ce que je dois parler du fait que je ne la publierai pas ?
Finalement j'ai donc décidé d'écrire cette non-fiche de lecture. Alors certes, je ne pourrais pas me la péter en fin d'année devant le nombre de livres que j'aurais lu. Parce qu'il manquera certaines fiches de certains livres.

Mais finalement, c'est préférable, je pense.

Voilà, donc, ceci était la fiche de lecture que je ne publierai pas. Elle fera office de fiche de lecture unique pour tous les ouvrages que j'ai lu et dont je ne peux pas parler sans être à 100% négative.

 

Le syndrome du scaphandrier de Serge Brussolo


Voici une fiche que j’avais hâte de rédiger. Cela faisait un moment que je cherchais un roman de Brussolo qui me convaincrait. Pour tout vous dire, je n’entends que des louanges au sujet de cet auteur, mais jusqu’à ce que je lise Le syndrome du scaphandrier je ne les comprenais pas.
Alors je ne vous dirais pas de vous jeter sur n’importe lequel de ses romans, vu que pas mal ne m’ont pas convaincu. Par contre, je peux vous dire que j’en ai trouvé un bon, très bon même.
Bref pour ne pas déroger à la règle voici la quatrième de couverture :

David est un chasseur de rêves.
Chaque nuit il s'enfonce au cœur du sommeil pour en ramener d'étranges objets que se disputent des collectionneurs avides.
Si, dans le monde réel, David est un modeste fonctionnaire au service d'une administration sans visage, en rêve il mène la vie exaltante et dangereuse d'un cambrioleur aux effractions chaque fois plus risquées.
Les psychologues lui affirment que cet univers parallèle n'existe pas, que ces complices, ces gangsters, ces femmes fatales des profondeurs sont un pur produit de son imagination.
Mais comment en être vraiment sûr ?
Et si l'on pouvait émigrer, passer en fraude la frontière de la réalité pour se réfugier dans la zone libre des songes ? 


Donc, nous sommes bien dans un monde où les rêves produisent des œuvres d’art que l'on s'arrache. Le personnage principal étant un de ces artistes oniriques.
S’il n’y avait que cela, je ne pense pas que j’aurais donné sa chance à ce roman, parce que je ne suis vraiment pas fan de tout ce qui tourne autour de la signification des rêves, du rêve conscient, etc.
Par contre, ce qui m‘a vraiment séduite, c’est le côté roman d’espionnage avec vieille bagnole et assistante mystérieuse. L’autre côté, je ne peux pas vous le décrire au risque de vous gâcher la découverte du dénouement du roman. Et je trouve que c’est aussi une des choses les plus réussites de ce roman. Donc je vous dirais juste, que j’y ai retrouvé un petit côté Stephen King loin d’être déplaisant.

Ce qui me semble le plus frappant, c’est la façon dont Brussolo est arrivé à me mettre mal à l’aise, à me faire espérer que le héros se sorte de sa spirale tout en me disant que peut-être il vaudrait mieux que ce ne soit pas le cas.
C’est certain, je relirais ce livre pour ce côté assez trash au niveau psychologique des personnages.

Et je vous conseille d’y plonger aussi.

L'instinct de l'équarrisseur de Thomas Day




Voilà encore un bel exemple du fait qu’il faut que je me méfie de mes premières impressions. Deux choses me rebutaient dans ce livre que l’on m’avait offert : le titre et le fait qu’un auteur touche à Sherlock Holmes, héros de mes lectures de jeunesse.
Bon, pour ne pas déroger à la règle, voici la quatrième de couverture :

Sherlock Holmes existe bel et bien ! Simplement il se trouve avec le professeur Watson sur une Terre parallèle ayant jadis reçu la visite des Worsh, des extraterrestres désormais parfaitement intégrés à la communauté humaine, qui bénéficie de leur technologie avancée ; et notre Conan Doyle, capable de se rendre sur cette autre Terre grâce à une invention de Watson, se contente dans notre monde de raconter les vraies aventures du célèbre détective - très édulcorées, cela va sans dire. Car Holmes, l'Assassin de la Reine , n'a pas grand-chose à envier aux monstres qu'il pourchasse...
Le fabuleux trio, au fil de ses aventures, va devoir affronter pas moins de deux Jack l'Éventreur, et combattre l'infâme professeur Moriarty, ennemi juré de Sherlock Holmes, qui va tout faire pour découvrir la clé de l'immortalité - un secret qui se dissimulerait dans un bien mystérieux Instinct de l'équarrisseur...


Alors première chose, si vous êtes des fanatiques de Conan Doyle, que vous ne supportez pas que l’on touche à vos personnages préférés, n’ouvrez pas ce livre !
Par contre, si comme moi les récits des aventures du plus célèbre des détectives vous ont laissé un arrière-goût d'inachevé – particulièrement dans la caractérisation des personnages – foncez !

Seconde contre-indication que j’allais oublier, si vous êtes réfractaires à la violence, l’horreur et à toute exposition sanguinolente de matières organiques, ne lisez pas ce livre. Parce que comme le titre l’indique, ça saigne beaucoup et pas que ça.

D'ailleurs, si j’ai donné ce titre à ma fiche ce n’est pour rien. Pour moi, Thomas Day a enfin rendu Moriarty réellement flippant et malfaisant comme il devait l’être. Je vous le dit on est loin du Moriarty au charisme de pantoufle de Guy Ritchie.
Enfin, mon cerveau a intégré un nouveau type de méchants horrifiques comme peuvent l’être les personnages de Dan Simmons. Et pour cela, merci M. Day. Sans compter que les amateurs de steampunk et d’uchronie y trouveront de quoi assouvir leur faim.
Je vous l’ai dit, j’ai lu de très bons livres dernièrement, celui-là en fait partie, et je le relirais certainement plus d’une fois.

Juste une toute dernière chose pour vous dire que le Moriarty que l'on rencontre dans le roman de Thomas Day est vraiment à la hauteur de celui de la série BBC, "Sherlock". Si vous vibrez à chaque fois que ce cher James prononce son fameux "I will skiiiiiiin you.", je ne doute pas que le Moriarty de ce roman ne pourra que vous plaire.

C'était demain de Karl Alexander



Quand j’ai vu la couverture vraiment intrigante de ce livre, j’ai lu sa quatrième de couverture. Après l’avoir lu, j’ai ajouté ce roman à ma pile à lire sans plus attendre. Ce que j’y avais découvert me promettait plein de belles choses…
D’ailleurs la quatrième de couverture, la voici :

En 1893, à Londres, HG Wells est sur le point de montrer à son cercle d'amis la dernière de ses inventions. Un peu plus tôt dans la soirée, un crime sanguinaire est une fois de plus commis sur une prostituée. Jack l'Éventreur a encore frappé. Alors que la soirée chez Wells tire à sa fin, le savant, à même de révéler le fruit de ses travaux, est dérangé par les agents de Scotland Yard qui se présentent à sa porte. Ils sont venus pour venir arrêter Leslie John Stephenson, l'un de ses invités. Celui-ci étant introuvable, Wells comprend alors qu'il n'a pu disparaître qu'à bord de l'invention qu'il allait montrer, la machine à voyager dans le temps. Il n'a d'autre choix que de se rendre lui-même à l'époque où s'est rendu Leslie John Stephenson, alias Jack l'Éventreur, pour le ramener en 1893. Il se retrouve alors en 1979, à San Francisco dans un futur qui l'émerveille à chaque coin de rue...

Autant vous le dire tout de suite, j’ai été plutôt déçue par ce roman. Roman qui s’est fait connaître grâce au film du même nom. Personnellement, je n’avais jamais entendu parler de ce film. Donc je me suis lancée dans ma lecture avec un a priori plutôt positif quant à l’univers qu’il me promettait.

Ma déception vient du fait que j’ai attendu quelque chose tout le long du récit, et que cette chose n’est jamais arrivée. J’espérais une écriture flamboyante, une petite pointe d’humour bien britannique, du dépaysement et de la surprise.
De fait, je n’ai pas été touchée par le style de l’auteur, les pointes d’humour anglais sont bien là, mais ne m’ont pas suffisamment marquée pour me rester en tête ; le dépaysement m’a semblé un peu fade ; la surprise pas au rendez-vous.

Sincèrement, j’ai refermé ce livre avec une petite amertume envers l’auteur. J’attendais tellement mieux et du coup ma déception est à l’aune de mon attente non assouvie.

La stratégie Ender d'Orson Scott Card





Je dois bien l’avouer : avant même d’ouvrir ce premier tome du Cycle d’Ender, je pensais me retrouver dans de la vieille SF qui aurait mal vieillie.
Deuxième aveu : je suis une sacrée imbécile !
Je sais bien que ce cycle est un classique, que j’aurais dû le lire depuis longtemps, mais voilà mes a priori me faisaient toujours reculer.
J’ai finalement pris mon courage à deux mains et autant vous le dire au bout de cinq pages je commençais à lire fébrilement, dans l’attente de la suite. Et ça, c’est un bon signe chez moi. Pour ceux qui ne connaîtraient pas encore ce premier tome, je vous mets ici la quatrième de couverture.

Il y a cinquante ans, la flotte terrienne a réussi à repousser l'attaque des doryphores... Aujourd'hui pourtant, une nouvelle invasion menace.
Un programme militaire pour la formation des futurs commandants de la flotte est en cours, mais le temps est compté. Parmi les élèves-officiers - Tous des surdoués, Andrew Wiggin, dit Ender, focalise toutes les attentions. Appelé a devenir un puissant Stratège, il est le jouet des manipulations supérieurs depuis sa naissance... Et cela le dépasse.
Car c'est entre ses mains que repose le sort de l'humanité. Et Ender n'a que six ans.
 

Autant vous dire que je me suis mangée une claque monumentale avec ce livre. Et ce n’est rien de le dire. Je ne peux rien vous dire, parce que vraiment la lecture vaut le coup. Ce roman fait déjà partie de cette liste de romans que je relis jusqu’à en user la tranche.
Tout y est, l’introspection, la caractérisation des personnages, l’action, le décor, l’intrigue, le message… Pour moi, c’est un coup de cœur monumental. Vraiment, oubliez tout ce que vous pensiez connaître des sagas de SF. Allez-y (pas les yeux fermés, parce que sinon vous ne pourrez plus lire) sans vous poser de question.
Je suis certaine que même si vous n’appréciez pas la SF, vous y trouverez de quoi vous régaler. Personnellement, c’est un livre que je mettrais sur la PaL de mes belles-filles adolescentes sans problème. Et même sur celles de tous ceux et celles qui me demanderont un bon bouquin à lire.

Sans âme de Gail Carriger



L’année dernière, je m’insurgeais – oui, Madame ! – d’avoir lu l’histoire de vampires la plus molle de ma vie de lectrice. Et je faisais remarquer qu’il devait bien exister, en dehors d’Anne Rice, des auteurs contemporains capables d’écrire sur nos amis à dents pointues sans en faire une verrine à la mélasse et à la barbapapa…

Aujourd’hui, je peux le dire : ça existe ! Alors je le dis, merci Gail Carriger d’avoir écrit Sans âme, premier tome du Protectorat de l’Ombrelle. Un roman qui annonce la couleur dès la couverture pour ceux qui ont un peu de second degré, et je suis certaine que vous en avez, puisque le titre s’étale en lettres d’un rose bonbon à faire pâlir les graphistes bûchant sur les couvertures des Harlequins. Vous voulez en savoir plus ? Alors voici la quatrième de couverture.

Primo, elle n'a pas d'âme. Deuxio, elle est toujours célibataire. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui ne lui avait même pas été présenté !
Que faire ? Rien de bien, apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire. Lord Maccon - beau et compliqué, écossais et loup-garou - est envoyé par la reine Victoria pour démêler l'affaire.
Des vampires indésirables s'en mêlent, d'autres disparaissent, et tout le monde pense qu'Alexia est responsable. Mais que se trame-t-il réellement dans la bonne société londonienne ?


Encore une fois, je vais faire ma pénible, mais cette quatrième de couverture n’est pas à la hauteur de l’humour qu’on retrouve dans le roman, et ce, dès la première page. Ce que ne vous dit pas ce texte de présentation c’est que l’héroïne Alexia Tarabotti est une vieille fille peu avenante d’après les canons de l’époque victorienne. Qu’elle a un caractère des plus trempés et une répartie à tomber par terre.
Le duo Lord Maccon / Alexia est également à tomber. L’intrigue n’est pas en reste, sans être révolutionnaire, je l’accorde.

Les décors n’ont rien d’un vulgaire carton-pâte, on est vraiment entraîné dans une Angleterre victorienne avec tout ce qu’elle a de charmant et d’excitant. Bref, vous l’aurez compris : total coup de cœur pour moi. Oubliez les vampires aux dents molles, allez un peu vous promener sous l’ombrelle de Gail Carriger.

Incarceron de Catherine Fisher




J’annonce ici un de mes coups de cœur jeunesse de début d’année. D’ailleurs, vous allez vite le comprendre, j’ai eu plusieurs coups de cœur dans mes dernières lectures.
Ce qui est très rare parce que je suis plutôt du genre pénible dans mes lectures.
Bref je commence par un classique, la quatrième de couverture.

Finn est prisonnier d'Incarceron, un univers pénitentiaire plein de dangers, de trahisons et de menaces. Il tente par tous les moyens de s'évader.
Claudia, la fille du directeur d'Incarceron, vit à l'Extérieur, dans un royaume figé au XVIIIe siècle. Piégée par une existence qu'elle n'a pas choisie, elle cherche à percer les mystères de la Prison.
Un jour Finn et Claudia trouvent une clé, qui permet à chacun de communiquer avec l'autre. Alors surgit un espoir, la possibilité d'échapper à un destin tout tracé dont ils ne veulent pas.


Alors je le dis tout de suite, mon coup de cœur ne va pas au style de l’auteur. Ça, c’est certain. Pas plus qu’au manque de saveur que laisse présager cette quatrième de couverture.
Ce qui m’a totalement conquise, par contre, c’est l’univers que développe Catherine Fisher. La caractérisation de ses personnages traitée avec une finesse rare. J’aurais vraiment aimé avoir des romans tels que celui-là étant adolescente, quoique j’en ai eu d’autres qui étaient loin d’être des navets.
Toutefois, j’ai vu sur certains sites que le roman était conseillé à partir de neuf ans. Sincèrement, je trouve que c’est trop tôt. Je monterais la limite à 12/13 ans. Pas forcément pour des raisons de violence, mais certains aspects de l'intrigue m’ont semblé assez complexes.

Petit bémol toutefois sur le deuxième tome, nommé Le Cygne noir. J'ai été un peu moins sensible au récit. Sans doute parce que je ne découvrais plus l'univers.

Hunger Games - Tome 1 par Suzanne Collins



Il m’aura fallu un gros mal de dos et une voisine bienveillante pour enfin lire le premier tome des Hunger games de Suzanne Collins nommé La moisson. Et il m’aura fallu pas plus d’une journée pour le lire.

Sans être un coup de cœur pour de nombreuses raisons, comme une fin qui ne m’a pas convaincue, je conseillerai quand même aux lecteurs de ce blog, de se laisser tenter par ce récit.

Pour les connaisseurs, ce livre m’a fortement fait penser au film Battle Royale. Avec le côté background qui pour moi manque à ce film. Pour vous en faire un résumé sans vous en révéler l’issue, il s’agit de l’histoire de Katniss, adolescente survivant sur les restes d’une Amérique en ruines et découpée en district.


Les fameux Hunger Games ont pour règles de lâcher en pâtures vingt-quatre jeunes gens dans une arène où le seul but est d’être le dernier survivant.

Il y a du très bon dans toute cette partie survie. Même si j’ai regretté un léger manque d’ambiance. Mais cela sans doute à cause du fait que le personnage ne peut pas trop se concentrer sur ce qui l’entoure. Son but est de survivre, rien d’autre.


Dans le genre dystopie pour grands ados et jeunes adultes, j’ai trouvé que ce premier tome remplissait vraiment ses promesses. Attention toutefois, il ne s’agit en rien de littérature lisse. Il y a pas mal de violence, le contenu politique, quoique écrit simplement, est quand même bien complexe.


Mais disons, que si vous avez envie de guider l’air de rien votre ou vos ados vers des livres comme 1984, ce roman sera l’outil rêvé pour cela.

En prime, je vous poste ci-dessous le trailer vidéo de ce tome 1. Il a pour moi l’avantage de justement rendre plus présente l’ambiance du récit.  

 

Les derniers hommes de Pierre Bordage




Il est question de vivre suspendu à la moindre goutte d’eau, d’affronter le regard des autres et d’écouter ce que notre chant intérieur nous dicte. Voilà, ce que je voulais d’abord vous dire de ce roman.
Pour le reste, enfin un livre avec pour toile de fond une terre détruite par la folie guerrière et chimique des hommes, qui ne donne de leçons à personne. Ouf ! La troisième guerre mondiale a littéralement empoisonnée terres et eaux. Certains s’inventent des prophètes, d’autres les créent. C’est ainsi que Pierre Bordage nous conte sa terre post-apocalyptique.
Simplement, sans imprécations maudissant nos ancêtres si inconscients. Cela fait du bien à une époque où le jet d’une peau de banane dans la mauvaise poubelle devient un crime. Mais attention au deuxième effet Kiss Cool.

Si vous ne le saviez pas encore, Pierre Bordage est un excellent auteur.
Alors oui quand j’ai reposé le sixième et dernier épisode et que je suis allée boire de l’eau, sans verre mais comme ça directement au robinet, eh bien j’ai eu un pincement au cœur. Je ne suis pas du genre à penser à toute la famine du monde lorsque je ne finis pas mon assiette, mais là une petite clochette s’est mise à tinter dans mon esprit.
J’ai repensé à Hora, Raïma, Solman, Glenn, Kadija, Wolf et Ibrahim. Alors j’ai pris un verre cette fois, je me suis resservie à boire et j’ai rebu une seule gorgée en prenant bien attention à ce que j’étais en train de faire.

L’eau était rafraîchissante, juste à bonne température pour ne pas me faire trop mal aux dents. Et là, je me suis rendue compte que dans mon cœur pendant un certain temps il y aurait de nouveaux amis qui allaient très bientôt me manquer.

Je ne pensais pas m’y être attaché autant, mais c’est certain pendant encore quelques temps je vais soupirer devant l’herbe verte de ma bourgogne natale, berceau de mes vacances. Sans doute, que je ne ferais toujours pas attention à mes peaux de banane, mais la clochette sera quand même là, prête à tinter de nouveau lorsque j’oublierai les rhabdes, les anges et les donneurs.
Une lecture que je conseille.

Le gouffre Maracot d’Arthur Conan Doyle




Je ne l’avais encore sans doute jamais évoqué ici, mais le tout premier livre fantastique que j’ai lu et qui ne m’a depuis jamais quitté, a été Vingt mille lieues sous les mers de Jules Verne. Il a été ma révélation.

Je le relis souvent car il garde pour moi cette saveur d’heures volées à mon sommeil d’enfance pour rejoindre le Nautilus et les mers. Aujourd’hui, j’ai retrouvé cette douce sensation alliée à celle de la découverte d’un nouveau récit dans Le Gouffre Maracot de Conan Doyle. Et aussi tout ce qui fait que je ne cesserais jamais de rêver d’un jour vivre dans une maison au fond de l’océan. Les couleurs extraordinaires, les noms scientifiques de faune et de flore, l’esprit aventurier de personnages comme on en fait plus.


J’ai littéralement dévoré ce livre. Et je ne peux que vous conseiller de vous plonger dans ces pages de pures merveilles. Il y a tout : le côté suranné et en même temps tellement charmant des romans de cette époque, un petit fond de machines à vapeurs assez discret, des tournants, une histoire qui coule bien.


Un peu de rêve dans presque trois cent pages. Du bonheur en lettres.