Texte en ligne : La Traversée du Goâ




La traversée du Goâ


Il fut un temps où les coups de canons résonnaient autour de mon île. Le comte de Horn faillit avoir raison de mon peuple. Il démonta les cloches, réquisitionna les bestiaux, pilla les champs de blé. Tout cela devint son trésor. Il termina sa conquête aux pieds de nos racines. Après avoir vendu toutes ses richesses à un roi dont je ne connais plus le nom, le calme revint. Notre bosquet, qui fut une forêt, se vida des hommes qui s’y cachaient. Moi, et mes frères, nous nous y plaisions bien. Aujourd’hui je n’ai plus de frères, que de lointains neveux.
Ici, le vent transporte sur toutes les terres l’iode d’un océan exigeant. Bientôt, je lui ferai face, après avoir traversé les bocages et leur herbe grasse. J’entame demain ma transhumance. Mes épines frissonnent. À l’orée de Noirmoutier, mon peuple de bois se prépare pour un dernier voyage.
Nous sommes tous, au départ, la pomme de pin d’un autre. Abandonnés là par la fatigue de nous porter. Sous la férule des saisons qui nous rythment. Je me souviens avec gaieté de mon premier chignon d’épines. Je poussais vaillamment à l’ombre de la forêt. Aujourd’hui, ma sève vieillit, comme celle de mes compagnons. Depuis deux nuits, nous arrachons nos racines à la terre qui nous tient tant à cœur. Bientôt, je saurais l’océan autrement que par les bourrasques qui le portent.
***
Inace, le plus fort de nous tous, vient de donner le signal. Nous quittons notre butte. Je me soulève à la même cadence que mes frères. Dans la nuit profonde, nous sommes vingt, peut-être trente, à suivre la route. Notre écorce se craquèle. Un arbre n’est pas fait pour voyager. Nos racines s’enfoncent dans la terre meuble, le chant des grillons nous accompagne. D’un signe, nous nous immobilisons tous. Sur le chemin qui borde la forêt, une jeune fille passe à vélo. Il est tard, sa présence ici est des plus inattendues. Nous l’écoutons tous, elle chantonne tout en pédalant. Sa joie de vivre me semble si lointaine qu’elle m’en fait presque mal. Un instant, j’espère qu’elle soit une fée venue nous dire adieu.
Voici le mois de mai où la feuill’ vole au vent ! Voici le mois de mai où la feuill’ vole au vent ! Où la feuill’ vole au vent, si jolie mignonne ! Où la feuill’ vole au vent, si mignonnement !
Il n’en est rien. Elle disparait de notre champ de vision. Aussi vite qu’elle est apparue. La marche reprend.
***
Les racines engluées dans un pré gorgé d’eau, nous pestons contre la pluie qui nous précède. À chaque mouvement, la chute nous menace. Si l’un de nous tombe, il devra être abandonné là. Les bruits de succion de notre marche accompagnent les chants des grenouilles de la mare juste devant nous. Je rêve de pouvoir me débarrasser de cette argile qui m’oblige à redoubler d’efforts. Je ressens la volonté de cette terre qui ne veut pas nous laisser partir. Elle nous a nourris, soutenus depuis si longtemps. Pourtant ses bras sont devenus une prison.
Lorsque nous nous en sommes tous sortis, le soleil affleure à l’horizon. Nous nous plaçons à côté d’une haie de noyers. Inace tente d’engager la conservation. Ils sont déjà morts. Peu nombreux sont ceux qui supportent d’attendre la traversée.
La tristesse s’empare de mon cœur. Je n’ai plus envie de porter mes branches. Le chemin n’est plus très long, nous avons bien progressé. Devant nous, les vagues nous offrent la promesse d’un autre part. Je n’ai plus qu’un souhait, rejoindre ma pinède loin de cette île qui m’emprisonne.
***
Le soleil m’éclabousse. Je suis ivre de fatigue et je ne trouve pas le sommeil. Le vent m’agace, les moutons sur l’océan me narguent. Ils dansent, m’appellent à les rejoindre. Je ne les suivrais pas, je veux retourner à la terre de mes ancêtres. Dans ce petit village d’hommes, qui ne se souviennent plus ni pourquoi ni comment ils l’ont nommé ainsi. Les Pineaux. Cela ne me semble pourtant pas si compliqué à comprendre. Là-bas, nous allons tous un jour nous enraciner pour dormir. À cette pensée, mon cœur déborde de joie. Mes branches s’ouvrent au vent qui ne m’effraie plus. S’endormir près des siens, se lover sous une couche de mousse, devenir le nid d’un écureuil, le tuteur d’un champignon. Je ne rêve que de cela. Avant, il faudra l’affronter. Lui. Son sel, sa houle. Sa faim d’espoir à faire échouer.
***
La nuit nous engloutit. Nous nous dressons. L’océan s’éloigne comme effrayé d’un tel élan. Sans un mot, nous reprenons notre marche. Bien vite, la terre se transforme en sable. Une vaguelette me lèche les racines, je frissonne. Je ne lui appartiendrai pas. Haut dans le ciel, la lune nous accompagne. Elle dresse sa chevelure et fait fuir l’eau. Inace grogne, souffle et fait un premier pas. Nous le suivons. Les rangs se sont resserrés. Chacun de nous épaule son voisin et espère que celui-ci ne l’entraînera pas dans sa chute, si elle survenait. Pas après pas, l’eau monte sur mon tronc. Elle est juste à hauteur d’une herbe folle. Étrangement, elle me soutient plus qu’elle ne me gêne. Mon rêve se rapproche.
***
Inace n’est plus là. Un pas de côté lui a suffi pour basculer. La houle a fait le reste. Dans la pénombre, je l’ai vu flotter un instant puis être renversé par une première vague victorieuse. L’océan rugit de nouveau. Il exulte, nous couvre d’écume. D’un chuintement, il se moque de nous. La route est encore longue. Nous n’avons franchi qu’un tiers du chemin. J’ai peur. Un bouquet d’algues menace de me faire glisser à chaque pas. Seul l’appel de la terre de mes ancêtres m’aide à ne pas flancher. Tandis que je psalmodie un « Tu y es presque ! », l’océan se rit de moi et me hurle « Pas encore ! ».
***
Encore six de mes compagnons ont basculé dans les eaux. La nuit s’éclaircit déjà. J’ai peur de me retrouver en plein jour, au milieu des hommes, dressé sur mes racines. Nous venons d’essuyer l’assaut le plus vigoureux de l’océan. J’ai failli me laisser prendre. Lug, qui marche à mes côtés, m’a empêché de tomber. Je ne sais pas si j’en ferais autant pour lui. Plus nous avançons, plus la crête, en face de nous, se précise. Quelques façades claires se découpent dans la pénombre. Nous y sommes presque. Plus nous nous rapprochons de la grève, plus l’eau se fait profonde. Je pressens le nouveau piège que l’océan nous tend. Mais ne peux faire autrement que de m’y jeter.
***
Il se déchaîne autour de nous. Bouillonne, invente des tourbillons autour de nos racines, se sert des algues, des déchets qu’il contient pour nous ralentir. Jamais la terre dont nous rêvons n’a été aussi proche. Jamais je n’ai eu aussi peur de ne pouvoir l’atteindre. Je lutte contre le courant qu’il m’oppose et essuie cette tempête de tout mon bois. Lug ne faillit pas. Il combat lui aussi. Je crains à chaque pas d’avoir à faire un choix entre sa survie et la mienne.
La faune se joint à l’océan. Un nuage de méduse englue les rochers, rendant notre progression de plus en plus difficile. Le vent secoue nos épines et nos branches. Lorsque nous franchissons la pierre, c’est un sable mou et traître qui accueille nos racines. De toutes leurs forces, les éléments luttent pour nous affaiblir.
D’un dernier mouvement, j’enjambe un trou d’eau et me retrouve sur un sol plus stable. Je redresse l’échine. Incrédule. Nous y sommes arrivés.
***
Lug s’endort à mes côtés, après un ultime adieu. J’essaye de le remercier. Quand le grondement surgit de moi, il est déjà loin. Sous mes racines, un tapis d’épines mortes et de mousses gorgées de rosée. Devant moi, entre les branches des neuf compagnons qui ont survécu à la traversée du Goâ, un clocher se dresse. Çà et là, des filets de fumée s’échappent des cheminées des maisons du village. Tout le reste n’est plus qu’un mauvais souvenir. Je m’enfonce dans la terre riche de mes ancêtres. Je deviendrai bientôt le nid d’un écureuil, le tuteur d’un champignon. Avant de m’endormir, je tremble un peu. Que deviendront les pommes de pin que j’ai laissées, là-bas, sur l’île que je viens de quitter ?


Une boîte à musique




Présentation :

L'idée de cette nouvelle m'est venue lors de la parution de l'appel à textes de Rebelle éditions sur le thème du petit chaperon rouge. J'avais envie d'écrire un texte qui serait vraiment dans mon univers de prédilection. En voici le pitch :

Jeune gnome vouant sa vie à la mécanique, Cléobule n'aurait jamais rêvé voir un mécanisme aussi complexe que cette boîte à musique, où de petits personnages font indéfiniment revivre un conte si connu...
La sorcière qui a apporté ce chef-d’œuvre le charge de le réviser. Fasciné par sa tâche, Cléobule accepte, mais peut-être devrait-il se méfier un peu plus avant de manipuler ce qu'il ne comprends pas.

Infos supplémentaires :

La nouvelle "Une boîte à musique" est parue dans le n° 28 d'AOC en mars 2013.

Ce qu'en pense les lecteurs :

Yozone

Alice B. Griffin débute avec “Une boîte à musique”. Une sorcière souhaite en réparer une. Pour cela, elle fait appel aux services de Cléobule, un gnome horloger, semblant compétent. Mais la fascination qu’exerce sur lui l’appareil va lui jouer un mauvais tour.
Cette nouvelle à tiroirs est assez fascinante. Régulièrement, des passages d’un conte célèbre nous sont narrés. Au fil du temps, l’histoire dérape, les choses ne se passent pas comme elles devraient. La boîte à musique constitue un monde à part entière qui interfère avec l’extérieur. Alice B. Griffin réussit son coup, elle fait montre d’une belle ambition et le résultat est à la hauteur. 

Elisa raconte des histoires


Un très beau texte, qui m'a immédiatement convertie à la plume d'Alice B. Griffin, dont une autre nouvelle est depuis plusieurs mois sur ma liste pour 2014 (une histoire de poulpe vampire présentateur de télé...). Reprendre et réécrire un conte est un exercice délicat, et elle s'en est sortie avec brio, nous livrant une nouvelle version du Petit Chaperon rouge délicieuse comme une ritournelle.

Le truc qui saoule...

Je ne suis vraiment pas une adepte des coups de gueule en public. Mais depuis quelques temps il y a un truc qui me court un peu sur le haricot. Et, pour tout vous dire, j'ai longtemps tenté de ne pas avoir à écrire cet article : je le trouvais à la fois vain et à la fois un brin billet de drama queen.

Pour commencer, je tenais à préciser que je suis bien au courant que les différents genres des littératures de l'imaginaire sont pour la plupart inconnus du grand public. Donc, comme je le disais plus haut, il va s'agir d'un espèce de cri du cœur totalement inutile mais qui va quand même me faire du bien. Et bon, je suis quand même sur mon blog donc autant que je m'y exprime.

La mode en ce moment est au steampunk ou rétro-futurisme. Genre littéraire qui est une sous-branche de la science-fiction. Pour en dire plus, le steampunk est à la base un récit uchronique où la technologie est encore celle de la fin du XIXème siècle.
La difficulté dans ce genre de récit étant de savoir trouver un univers suffisamment solide pour que cette absence de technologie moderne soit crédible.

Et comme toute mode, voilà que le mot steampunk est sur toutes les lèvres et au bout de chaque plume. Un vampire boit une tasse de thé en présence d'un automate : Steampunk ! Une héroïne tourne au coin d'une rue en laissant dans son sillage le frou-frou des dentelles de sa robe : Steampunk ! Le familier d'un magicien est un chien automate : steampunk !

Alors au risque de paraître un peu psychorigide, non, un récit n'est pas du steampunk dès qu'un automate intervient pour aider un loup-garou à retrouver sa meute.
Tous les exemples que j'ai cité sont de la Gaslight fantasy ou encore Gaslamp fantasy. Ils n'ont rien à voir avec la SF, empruntent uniquement l'esthétique du steampunk sans se confronter aux difficultés de construction d'univers.

Cette débauche de steampunk dès qu'un rouage fait son apparition au coin d'une page m'énerve au plus haut point. Et là, je le sais, je fais ma vieille mégère.
Mais lorsqu'on dévoie un genre pour en nommer tout ce qui en a vaguement la silhouette et bien le souci est que le public fini lui aussi par se laisser berner.
Et donc, malheur au véritable auteur de steampunk, qui va se manger 40.000 critiques négatives sur les blogs de lecture, parce que non décidément "Ce livre ne répond pas à mes attentes."

Ai-je besoin de préciser que je n'ai jamais encore écrit un seul récit steampunk, et que je n'écris pas sous la frustration de m'être fait trancher à la jambonneuse dans 40.000 chroniques.
Le jour où cela m'arrivera, promis, je ferais flamber un peu de méthane à la gloire du dieu des mécanismes (parce que 40.000 chroniques, quand même, ce sera carrément la classe).

Voilà c'était le coup de gueule inutile du moment. La prochaine fois, je ne vous parlerai pas de l'urban fantasy qui est devenu un nid à suceurs de sang et à arroseurs enragés de lampadaires. Parce qu'un billet de drama queen c'est déjà un de trop !

Petit décryptage poulpesque



Bonjour à tous et toutes,

Depuis quelques jours déjà, l'anthologie Vampire Malgré lui est disponible et donc, à l'intérieur,  ma nouvelle Cuttle Feesh.

Et comme cette nouvelle est bourrée de références et de jeux de mots vaseux, je m'étais promis de faire une liste de mes vannes à deux centimes de roubles et, du coup, d'en dire un peu plus sur l'état d'esprit dans lequel j'ai écrit ce texte. Ainsi donc, la voilà cette liste.

Cuttle Feesh, le personnage principal, doit son nom et son prénom à mon envie de faire quelques clins d’œil aux vieux film à base de détective. (Sachant que je suis partie sur une inspiration pulp, volontairement SF à moquette.)
Comme mon personnage est un poulpe, j'ai eu un peu de mal à lui trouver un patronyme qui lui colle aux chromatophores.
J'ai donc décidé - repose en paix, ma muse - de taper dans les dicos. De poulpe à seiche, il n'y a qu'un os, pour les britanniques la seiche c'est Cuttle Fish.
Je rappelle ma volonté de détective façon années 40-50, il fallait que je puisse imaginer ce nom en lettre d'or sur la vitre d'une porte. Cuttle Feesh & Feesh. Cela m'a plu.

PW55Y, la planète d'origine de Cuttle, qui est un octovampire... PW55Y en langage geek - usuellement nommé L33tsp34k (Leetspeak) -  signifie Pussy. Octo...Pussy. Un peu de James Bond, dans ce monde de brut !
Je vous l'accorde, celui-là je suis allée le chercher très loin !

Populi, la speakrine. Ajoutez un petit Vox et vous y serez...

Zilote, une petite référence à un MMORPG que j'affectionne particulièrement. Le Zelote (prononcer Zilote en anglais) est le familier le plus inutile du jeu.

Dolman, un anagramme de Oldman. Gary Oldman étant l'acteur qui m'a presque fait aimer les vampires.

Petuniya, un des personnages de la nouvelle. Prénom détourné d'H2G2 où l'on rencontre un pot de pétunia qui s'exclame "Oh non, pas encore !" avant de heurter le sol. Voici le passage en anglais : 
"Curiously enough, the only thing that went through the mind of the bowl of petunias as it fell was Oh no, not again. Many people have speculated that if we knew exactly why the bowl of petunias had thought that we would know a lot more about the nature of the Universe than we do now."

Coedor, la planète d'origine de Petuniya, une autre déformation tirée de Douglas Adams. Le vaisseau dans lequel voyagent ses personnages se nomme - en français - Coeur en or. Une petite manipulation de lettres et voilà...

Helvan, une petite inversion est voilà Van Hel(sing) qui apparait.

Voilà, je pense que vous en savez maintenant un peu plus sur cette nouvelle, son univers et la façon dont je l'ai travaillée.



Anthologie Vampire malgré lui



Bonjour,

Comme vous le savez ma nouvelle Cuttle Feesh paraîtra sous peu dans l'anthologie Vampire malgré lui des Éditions du Petit Caveau.
Puisque je peux (enfin !) vous révéler la couverture, je vais le faire à la fin de cet article mais d'abord, je voulais vous expliquer une chose sur le fonctionnement des "petites" maisons d'édition.

Il faut savoir que ces maisons ne roulent pas sur l'or et que non, définitivement pas, je ne vais pas du jour au lendemain devenir milliardaire grâce à ces quelques signes espaces comprises publiées dans l'anthologie. Il en va de même pour les maisons d'édition, celles-ci ont besoin de vendre pour survivre.

Mais surtout, le fait de pré-commander leurs publications, leur permet d'avoir un premier fond de roulement qui leur est super utile pour continuer à fonctionner sereinement.

C'est pour cela, que je vous invite, si vous aviez l'intention de vous la procurer, de ne pas hésiter à pré-commander cette anthologie. Et de le faire pour les autres livres que vous souhaitiez vous procurer.
Cela ne vous coûte pas plus cher, bien au contraire. Pour inciter les lecteurs à pré-commander, les maisons d'édition proposent la plupart du temps des réductions sur les frais de port, ou peuvent aussi fournir un ex-libris pour remercier les lecteurs de leur confiance.

Maintenant que cette précision est faite et comme je vous l'avez promis, voici la couverture de l'anthologie Vampire malgré lui, disponible en pré-commande avec frais de port réduits jusqu'au 1er décembre 2012.
L'illustration est, en plus, d'une artiste dont j'apprécie vraiment le travail, à savoir Alexandra Von Bach.

N'hésitez donc pas à le pré-commander ;)



Fin de parcours, début de l'aventure...

Après avoir pesé le pour et le contre consciencieusement, j'ai décidé de retirer ma nouvelle "Une boîte à musique" de l'AT Chaperon rouge.
Je ne me sentais pas à l'aise avec le déroulement des choses et j'ai donc préféré trancher dans le vif et réserver cette nouvelle à une anthologie papier ou un fanzine.

Non que je dédaigne le numérique (loin de là), mais j'avais réellement écrit cette nouvelle en visant une publication papier. Et j'ai donc choisi, quitte à me planter gracieusement, de ne pas continuer l'aventure Petit Chaperon Rouge qui paraîtra en numérique.

J'avoue que cela n'a pas été une décision facile à prendre. Comme me le disent beaucoup de mes coupines d'écriture, je m'accorde là un luxe, mais je suis prête à voir ce texte finir au fond d'un tiroir s'il ne trouve pas une page ou deux pour l'accueillir plutôt que d'en accepter la publication en ayant l'impression de faire une grosse erreur.

Je l'ai donc soumis auprès d'AOC, je ne sais pas si le texte collera vraiment au reste, dans tous les cas je suis à présent sereine pour ce texte. Je sais avoir pris la bonne décision.












AT SFFF "Le monde de la nuit" des Editions Sombres Rets

Le monde de la nuit

À l’heure où les premières étoiles apparaissent, le monde de la nuit nous ouvre ses portes. Noceurs et noctambules déambulent comme des ombres. Dans les night clubs et les bas-fonds de la ville, la pègre ourdit ses complots. Minuit, c’est l’heure du crime. Dans le cimetière, les morts se relèvent, les korrigans hantent la lande, les loups-garous hurlent à la Lune, les sorcières dansent leur sabbat et les démons profitent du sommeil des hommes pour préparer le règne des ténèbres. Monde souterrain privé de la lumière du soleil, monde glaciaire promis à la nuit éternelle. Monde de la nuit, de l’abîme, du vide intersidéral, du secret et de l’intimité.

Chaque auteur peut soumettre jusqu’à trois textes maximum.

Vos nouvelles devront :

être en prose, tous genres littéraires acceptés. (Mais nous n’acceptons ni poésie ni littérature érotique.)
Comprendre de 10 000 à 45 000 signes espaces comprises.

Fin de l'AT : au plus tard le 15 octobre 2012 à minuit.



Projet :

Pour cet appel à textes, je vais retourner dans mon univers de prédilection, c'est-à-dire Fantasy ambiance SteamPunk. J'ai déjà le titre et rédigé l'introduction de ce texte.
Je vais tenter de ne pas dépasser les 30k sec, 20 à 25k me semblant la taille idéale pour ce texte-ci.

Titre : Le triste rêve d'Adeliphus Poirier
Taille : 20 à 30k sec.

 Mise à jour du 31/08/2012 : Le premier jet est terminé, je laisse reposer cette nouvelle pendant 15 jours, puis je la corrigerai et je l'enverrai.
Elle ne fera, au final, qu'entre 12 et 13k sec, ce qui sera une taille suffisante. Petite nouvelle donc...